La population suisse soutient largement les thérapies innovantes
Une étude récente commandée par Bristol Myers Squibb montre que 84 % de la population suisse considère que la solidarité est importante dans le système de santé et soutient l’égalité d’accès aux thérapies innovantes. En outre, 82 % des personnes interrogées estiment que ce sont les raisons médicales qui devraient déterminer l’accès aux thérapies. L’étude montre que la solidarité et la nécessité médicale sont au cœur du système de santé suisse.
84 % des personnes interrogées considèrent que la solidarité dans le système de santé est importante, et beaucoup d’entre elles perçoivent une inégalité dans l’accès aux prestations de santé. Dans le cas des traitements très efficaces, mais aussi perçus comme coûteux, il existe un large consensus : tout le monde doit avoir le même accès à des traitements innovants adaptés. Les coûts ne doivent pas être un facteur déterminant (84 %), seuls 15 % des personnes interrogées sont plutôt d’accord ou pas du tout d’accord avec cette affirmation.
La majorité estime que seules des raisons médicales devraient déterminer l’accès à un traitement
Si une personne avait elle-même besoin d’un traitement innovant coûteux, la majorité (85 %) estime que c’est au médecin de décider de l’octroi d’un tel traitement. 78 % considèrent (également) qu’ils devraient prendre eux-mêmes cette décision. Seule une minorité estime qu’un comité indépendant (34 %), leur propre caisse d’assurance maladie (29 %) ou l’État (16 %) sont des instances décisionnaires appropriées. 82 % estiment que seules des raisons médicales (et non financières, par exemple) devraient déterminer l’accès aux traitements. Toutefois, les personnes qui bénéficient d’un traitement très efficace et coûteux doivent ensuite suivre les instructions du médecin, même si cela implique un changement de mode de vie.
En principe, la plupart des personnes sont opposées à un plafonnement des coûts pour les traitements très onéreux
Cependant, différents aspects jouent un rôle dans la fixation d’un plafond. 85 % des personnes interrogées estiment qu’un pays riche comme la Suisse doit trouver une solution de financement lorsque cela est justifié sur le plan médical. La majorité rejette l’idée d’un plafond (basé par exemple sur l’âge), d’une participation aux coûts liée au comportement et d’une participation aux coûts liée à l’âge et à l’état de santé. Plus le groupe de personnes concernées par une participation aux coûts liée au comportement est petit, plus cette solution est généralement bien acceptée. Ainsi, une augmentation des primes est mieux acceptée par les consommateurs de tabac que par les personnes qui consomment excessivement de sucre.
Les économies à long terme jouent un rôle important pour les personnes interrogées
Dans l’ensemble, la population estime que les raisons médicales doivent être au cœur de la décision thérapeutique et qu’elles peuvent même entraîner à long terme une réduction des coûts et des effets positifs pour la société. 86 % des personnes interrogées estiment que le débat sur les coûts oublie souvent les économies réalisées à long terme (p. ex. reprise du travail, absence de soins de longue durée). 80 % estiment que des aspects tels que la réinsertion sur le marché du travail sans dépendance vis-à-vis des prestations sociales et le retour aux obligations civiques devraient être pris en compte dans la décision d’opter pour des traitements innovants.
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